• Alina Opréa

Et si , on parlait d'Amour ?

« S’aimer soi-même est le début d’une histoire d’amour qui durera toute une vie. »

Oscar Wilde


"Enfant, je rêvais souvent d'être une autre personne. Je n'aimais pas ce que j'étais, ce que j'avais: j'aurais voulu avoir d'autres cheveux, d'autres parents, vivre dans un autre endroit. Il me semblait toujours que les enfants étaient mieux que moi: plus beaux, plus doués, plus populaires, plus aimés des professeurs."


Aujourd’hui, je te parle de l’amour de soi. Personnellement, je trouve beaucoup plus facile d’aimer les autres que de s’aimer soi. C’est l’erreur que j’ai faite en couple. J’ai aimé l’autre. Pas moi…Sauf que quand l’autre ne m’a plus aimé, il n’y avait plus rien. Juste un immense vide en moi. J’ai alors dû apprendre à m’aimer.


L'Amour de soi malgré ses defaults et ses limites, malgré les échecs et les revers, simplement parce qu'une petite voix intérieure nous dit que l'on est digne d'amour et de respect.

Traditionnellement et culturellement, c’est sur la capacité d’aimer autrui qu’est mis l’accent.


Notre capacité à ressentir et à exprimer nos émotions dépend largement de notre éducation et des échanges que nous avons vécus depuis notre arrivée au monde. Un enfant a besoin que ses parents ou que les adultes qui s’occupent de lui, reconnaissent et nomment ses émotions, c’est ce qui l’aide à se familiariser avec elles et à les exprimer. Malheureusement, selon la relation des parents à leur propre monde émotionnel, l’enfant peut apprendre à ignorer ce qu’il ressent, à le rejeter ou encore à faire du troc émotionnel, c’est-à-dire à remplacer une émotion par une autre qui est plus valorisée ou mieux acceptée par son entourage.

Quand les émotions sont réprimées dans la famille, cela se transmet de parent à enfant et cela étouffe l’estime de soi de chacun. L’enfant apprend à craindre ce qu’il ressent, à s’en méfier ou à s’en couper. Il devient un adulte mal à l’aise avec ses émotions et ne peut plus être authentique.


Il existe aussi toutes sortes de croyances qui limitent l’expression saine des émotions. Combien de jeunes garçons entendent : « Si tu veux être un homme, tu ne dois pas pleurer. » Comme si un homme devait être insensible pour être viril. Et des petites filles entendent elles aussi des choses comme : « Tu n’es pas belle quand tu pleures. » Comme s’il y’avait un lien entre la beauté et le fait de montrer ses émotions.

Dans certaines familles, encore aujourd’hui, les émotions sont réprimées sous prétexte que « l’on doit se maîtriser ». Pourtant le fait de maîtriser ses émotions n’a rien à voir avec le fait de réprimer ce que nous ressentons.

Quand une émotion devient trop envahissante, elle agit comme un élastique qui vous tire en arrière : c’est votre enfant intérieur qui vous appelle avec insistance pour que l’adulte que vous êtes devenu revienne dans le passé pour l’aider.


Retrouver son âme d’enfant n’est pas qu’une expression. Concrètement, cela signifie être capable de s’amuser comme un enfant : jouer, éclater de rire, manifester un côté espiègle, se montrer enthousiaste, curieux ou spontané… Cela veut dire aussi vous souvenir simplement de ce qui vous plaisait ou de ce qui vous passionnait à tel ou tel âge de votre enfance et de votre adolescence.

Retrouver une âme d’enfant c’est comme retrouver une liberté en soi, puisqu’un enfant est fondamentalement libre. Si vous n’avez pas reçu les permissions nécessaires pour vivre cette liberté, vous pouvez apprendre à vous les offrir aujourd’hui.

S’amuser comme un enfant alors qu’on est adulte, cela prend des formes très diverses comme jouer, rire, chanter, danser, nager, faire des randonnées, cuisiner ou jouer de la musique… Peu importe l’activité tant qu’elle vous procure du plaisir et de l’amusement et qu’elle vous permet d’extérioriser votre joie.


Le fait d’avoir de la considération pour les autres et de vouloir les aider semble être une aspiration que les humains partagent volontiers. Mais nous ne sommes pas toujours préparés à nous aimer et à nous aider nous-même. Bien souvent, nous ignorons même comment le faire concrètement.


Lorsque nous ne nous aimons pas, nous nous mettons en danger car nous laissons aux autres le pouvoir de décider de notre valeur. À l’inverse, quand nous cultivons l’amour de soi, cela maintient en nous un sentiment d’harmonie ou de paix intérieure qui s’exprime aussi dans nos rapports avec les autres car nos relations sont respectueuses, plus faciles et plus agréables. Pour vous, et selon votre éducation ou vos convictions, l’amour de soi est peut-être un amour interdit ou impossible, qui signifie égoïsme ou vanité. Pourtant c’est bien une attitude essentielle qui est à la base de l’estime de soi.

Certains obstacles nous empêchent de nous accepter pleinement. Par exemple : – La comparaison aux autres crée beaucoup de tensions inutiles. – Une exigence excessive envers soi-même rend intolérant. – Les jugements négatifs sapent le moral. – L’exagération pousse à ne regarder que ses défauts.

À l’inverse il existe des moyens simples permettant de favoriser l’acceptation de soi : – Parlez de vous avec respect et bienveillance comme vous parleriez d’un ami. – Exprimez autant que possible vos talents et vos capacités. – Entourez-vous de personnes qui vous considèrent positivement et qui vous renvoient une image positive de vous-même. – Reconnaissez vos erreurs, vos limites, vos doutes et vos insatisfactions. – Gardez l’esprit ouvert à l’imprévu et soyez curieux des personnes que vous rencontrez. – Cultivez des croyances qui vous donnent de l’espoir et une vision constructive de la vie.

LE MOMENT EST VENU DE VOUS OCCUPER DE VOUS !

Quand nous ne nous aimons pas suffisamment, nous prenons le risque d’imposer notre besoin de reconnaissance aux autres. Vous connaissez peut-être des personnes qui ramènent tout à elles, qui s’imposent brutalement dans la conversation ou des personnes qui envahissent l’autre, qui veulent dominer la relation, etc. À l’inverse, il existe tant d’adultes qui ne savent pas poser de limites et se faire respecter parce qu’ils ne s’aiment pas suffisamment.

Cher Toi, ou Moi, vraiment, ça n’a pas vraiment d’importance puisque nous sommes la même personne.

Peut-être que ça t’amènera à rencontrer quelqu’un, « enfin », mais peut-être pas, et peut-être pas tout de suite, et ça me va. Parce qu’une fois cette porte ne serait-ce qu’entrouverte, une fois que tu as eu un aperçu de ce qu’il y a derrière, un monde de possibilités s’ouvre à toi.

Tu n’es plus limitée à ce que tu connais, mais seulement par ce qui te passe par la tête. Aimer, c’est courageux et audacieux. S’aimer aussi.

Et rien n’est plus important, parce que souviens-toi d’une chose : tu es la personne avec laquelle tu passeras le plus de temps lors de ta vie, tu es la seule qui sera vraiment toujours là, jusqu’au bout, même si parfois tu voudrais faire une pause.

Alors essaye de te plaire. Et tant pis si par moments tu te détestes. Tant pis si tu ne veux même plus regarder ton reflet dans le miroir. Tant pis si tu n’es pas au top tout le temps. Tu en as le droit.

Laisse-toi aller, et souviens-toi que je t’aime. Avec tes défauts et tes qualités.

Et puisqu’on en parle, il est temps que je te dise ce que j’aime chez toi… Regarde-toi dans le miroir, regarde bien, et dis-toi ce que je vois…


« Pardonner, c’est délivrer un prisonnier et découvrir que le prisonnier c’était vous. » OSCAR WILDE


39 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout