Définir ce que je veux être !

Dernière mise à jour : 9 déc. 2021


Quand on dit de quelqu’un qu’il sait ce qu’il veut, il y a dans cette constatation une nuance positive. La vie aime ceux qui savent ce qu’ils veulent. Elle a tendance à leur donner ce qu’ils veulent.


Je constaterai très vite qu’il m’est possible d’être et d’avoir ce que je veux, à condition de le vouloir réellement, c’est-à-dire de mettre en action toutes mes capacités, toutes mes possibilités. Prendre conscience de ce que je veux, le définir exactement, en détail, c’est mobiliser tout mon être, toutes mes capacités, au service d’un but précis. C’est éviter l’hésitation, la dispersion, les pertes de temps qui découlent d’un but incertain. C’est placer mes faits et gestes dans un cadre prédéterminé.


Ce que je veux être, ce que je veux avoir, je dois le savoir. Je serai ce que j’aurai décidé, j’aurai ce que j’aurai voulu. Je ne serai et n’aurai rien de plus.


Pour devenir un grand médecin, il faut qu’il ait décidé d’être un grand médecin. Il dosera en effet inévitablement ses efforts en fonction du but qu’il s’est assigné. De plus, la nature même des actes à accomplir est différente selon qu’il s’agit du but maximal ou du but minimal ; et c’est là le point le plus important.


Plus le but est élevé, plus l’action devient intéressante, et moins, par conséquent, on en sent le poids. Les tâches pénibles sont surtout celles qui relèvent d’un petit objectif. L’objectif est petit lorsque le but poursuivi par l’intéressé est petit ou, ce qui revient presque au même, lorsque l’intéressé ne sait pas où il va, lorsqu’il n’a pas de but bien précis. Par contre, un but élevé galvanise celui qui oeuvre à sa réalisation. Un tel but rend attrayantes même les tâches qui, à première vue, paraissent ingrates. Observons ceux qui exécutent des travaux réputés ennuyeux. Ils ne s’ennuient réellement que lorsqu’ils travaillent à la petite semaine. Lorsque, par contre, un grand but, clairement défini, doit couronner le tout, l’ampleur de ce but rejaillit sur tout ce qui s’accomplit en vue de sa réalisation. Tout se fait alors dans l’enthousiasme, rapidement, efficacement.


Un plan constitue un puissant soulagement. Lorsque je sais où je vais, j’y vais rapidement, avec le moins de peine possible. Le but m’attire, il me permet de ne faire que ce qui est nécessaire à sa réalisation. Il ménage mon temps, il ménage ma peine. Et, chose qui semble relever de la magie, mais ne constitue qu’un phénomène absolument normal, un but, se réalise par l’effet d’une dynamique propre.


Mon but – ce que je veux avoir, ce que je veux être – doit être clairement défini, dans les moindres détails. Cela veut dire que je dois y penser et non en rêver. Cela veut dire qu’il doit s’agir non d’un souhait, mais d’un programme, dont je ne mets pas un instant en doute la réalisation. Si je me prends à rêver de mes objectifs, au lieu de les voir concrètement devant moi, à portée de ma main, c’est qu’ils sont mal définis.


Pour définir exactement ce que je veux être, ce que je veux avoir, je me mets d’abord dans un état de disponibilité totale pour un dialogue avec moi-même, avec le plus profond de mon être. Pour cela, il me faut être seul, dans le silence. Peu importent les circonstances extérieures de cette solitude. Ce qui

compte, c’est que je sois capable de réaliser pleinement un retour sur moi-même. Ce qui compte, c’est que rien ne m’empêche de m’écouter pleinement. Le bruit, les voix du dehors m’empêchent d’écouter ma propre voix, ma voix intérieure, les aspirations profondes de mon être. Donc, je m’isole, d’une manière ou d’une autre. Et je me pose d’une manière pratique, réaliste, la question de mes objectifs.


Le rêve est l’ennemi de la réalité. Et s’il permet à certains de supporter, en apparence, le quotidien, il leur bouche par ailleurs l’avenir possible qui, par ses développements ultérieurs, est parfois bien plus heureux que l’avenir rêvé. « J’aimerais être peintre, mais je ne sais pas dessiner » est une phrase absurde. Elle n’a de sens que sous la forme suivante : « je veux être peintre. Je vais apprendre le dessin ». Sinon, il s’agit d’un rêve. L’exemple paraît burlesque, mais il est bon de s’en souvenir. Tous les rêves dans lesquels le terme « j’aimerais » ne peut être remplacé par un « je veux », assorti de son obligatoire conséquence (« j’apprendrai », « je ferai ») sont à bannir du programme.


Je mettrai, en tout cas, par écrit, le plan détaillé de ce que je veux réaliser. De plus, ce plan doit être profondément gravé dans ma tête, afin qu’il inspire, en toutes circonstances, mes actions quelles qu’elles soient. Je le relirai donc à intervalles très rapprochés. Ce plan, qui ne comporte que des choses réalisables,

je dois le voir, comme s’il était réalisé. Je puis le voir réalisé, puisque, les rêves étant éliminés, il ne comporte que des choses que je réaliserai, que je suis certain de réaliser.


"Le hasard ne gouverne que l’existence de celui qui s’abandonne à lui."

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